Poésies...






"Lulu" la godasse...


Je suis "Lulu " la godasse,

J’endure le froid de la rue,

Je suis  "Lulu" qui a tout vu.

Aujourd’hui on m’appelle la semelle ouverte ;

Pour raconter mes découvertes.

Mais qui peut donc s’intéresser,

A la grole ratatinée ;

Qui fait une large grimace ;

Celle d’une vieille godasse.

 

Fût un temps, j’étais la coquette au cirage,

La vagabonde aux grands voyages,

La randonneuse sans frontière,

Le godillot du « reporter ».


J’ai parcouru le monde entier,

Toujours fidèle au même pied ;

Quelques soient, les chemins, les routes,

La course, la marche et le doute.

 

J’ai rencontré des sandalettes,

Des va-nu-pieds et des starlettes,

Des talons aiguilles vernis,

Des pantoufles aux pieds du lit.

 

J’attends dans le froid de la rue.

Je suis "Lulu" qui a tout vu.

Condamnée par l’indifférence,

La semelle ouverte au silence.

 

Un museau vient me renifler,

En mordillant mes vieux lacets,

L’ignorant des bonnes manières,

Est un pauvre chat de gouttière.

Il est le seul que j’intéresse,

Pour une piètre impolitesse.

 

C’est mon dernier crie de godasse,

Avant qu’enfin, on me ramasse,

Pour un voyage en camion benne ;

Là où je baillerai sans peine,

Au royaume de la chaussure ;

Sur un tas populeux d’ordures.

Où un écriteau dira :

 "Lulu est morte la bouche ouverte".

Sandrine




Le Père Noël,

Savez vous que dans un coin du ciel, existe le village du Père Noël…

Il est entouré d’un millier de petits lutins,

Qui, comme chaque année s’affèrent afin d’exhausser vos souhaits…

 

Le père Noël a également neuf rennes,

Tornade, Danseur, Furie, Fringuant, Comète, Cupidon,

Eclair, Tonnerre et le petit dernier, Rodolphe…

 

Rodolphe, le célèbre renne au nez rouge, guide le Père Noël…

Car il doit affronter des conditions météorologiques si mauvaises,

Qu’il risque d’être en retard dans ses livraisons nocturnes.

Mais grâce à son petit nez lumineux,

Il peut s’orienter dans la turbulence hivernale,

Et mener à bien la distribution de cadeaux…

 

Mais, malgré ses fidèles compagnons, j’ai vu le père Noël qui pleurait,

Il pleurait en silence assis dans son fauteuil.

Je me suis assise à côté de lui,

Je lui ai pris la main et en lui parlant tout bas,

Je lui demandais pourquoi il avait un tel chagrin.


Il répondit qu'il aurait bien voulu avoir pour une fois,
Un cadeau lui aussi le soir de Noël, un cadeau bien à lui,
Qu'il donnait, qu'il donnait des milliers de cadeaux mais sans savoir pourquoi,
Il ne recevait pas à son tour un cadeau bien à lui.

Alors en lui embrassant la joue je lui dit très doucement,
De regarder en bas après son passage le soir de Noël,

De regarder le sourire des enfants et de les voir heureux,
De regarder leur joie en ouvrant les cadeaux avec ravissement,
De voir leur bonheur et de voir les étoiles qui brillent au fond des yeux.

Alors le père Noël arrêta de pleurer et se mit à sourire,
Il me déposa un baiser tendre sur le front,
Et de sa grosse voix et avec plein de douceur il se mit à me dire,
Que j’avais bien raison, que la joie des enfants c'était ça son cadeau…

 

Bon Noël à tous petits et grands.


Sandrine



Paysage d'hiver,

 

Quand dehors le froid sévit,
Quand tombe le premier flocon,
On se prépare à une autre saison,
Celle qui fait rêver sans avoir à geler,
Mais qu'en est-il pour les oubliés
Ceux qui n'on rien pour s'abriter…

Mais la neige et le froid représentent aussi l'hiver,
Saison que bien des gens qualifient d'enfer,
Mais regardons les bons côtés,

Le paysage givré se pare de féeries,
Partout des cristaux pailletés
Etincellent cet univers enchanté…

La neige agrémente d'un blanc manteau
Toute la campagne d'un vêtement nouveau,
La nature dort d'un sommeil engourdi,
Les enfants joyeux sortent leurs traîneaux,
Les villages entier résonnent de leurs cris
Qui égayent l'hiver endormi…

 

L’hiver c’est aussi,

Les cheminées d'où s'échappent la fumée
Réchauffant la froideur des maisons glacées,
Des marches sous une nature charmante,
Du froid à nous faire aimer la chaleur,
On se colle et on profite du bonheur…

L'hiver pour certains c'est la désolation,
Pour d'autres c'est la plus belle saison,
Mais ce que notre coeur ressent
Reste à chacun d’en faire la différence,
Pourtant la neige est blanche
Comme l'esprit d'un ange…


Profitons tous de cette saison unique,
Sans pour autant en créer une panique,
Sous la neige il y a toujours la terre,
Le vent qui parle, les maisons qui craquent,

L’hiver est proche,
Je l'écoute entre les murs qui murmurent,
Mais quand l'hiver nous frappe,
Il faut juste le prendre comme une nouvelle aventure.


Sandrine




La Fée de l'hiver,

 

Dans sa robe de neige et son manteau de glace,
La fée d'hiver attend le retour du beau temps,
Elle sait que d'ici peu elle laissera la place,
Au soleil dans le ciel et aux fleurs dans les champs.

Alors elle partira sur la pointe des pieds,
En silence doucement elle se laissera mourir,
Et à la fée Printemps pointera son nez,
Et donnera les clés à la fée de l'Eté.

Mais elle sait que bientôt quand la Fée d'Automne sera là,
Elle se préparera à renaitre à nouveau,
Et qu'à son tour alors le soleil chassera,
Et qu'elle pourra revêtir son délicat manteau.


Sandrine




La lune pleure...

Cette nuit j'ai scruté le ciel,
les yeux fixés sur cette voûte étoilée,
j'ai aperçu le pâle reflet d’un croissant de lune,
les étoiles semblaient lui chanter une valse triste
pour la bercer, pour l'endormir,

J'aurais voulu à mon tour la bercer,
la prendre dans mes bras, la consoler,
lui rendre cette tendresse que tant de fois elle a donnée,
mais elle s'éloignait,
un tourbillon brumeux engloutit
les étoiles une à une
et s'empara de la lune,

il ne restait là-haut que le vide,
un trou noir béant,
Lune ô chère lune,
reviens comme chaque nuit,
sans ton sourire les roses
ne pourront plus s'épanouir,

mais le nuage continuait sa ronde,
la pourchassait, l'enveloppait
d'une nuée vaporeuse
puis j'entendis un long sanglot étouffé,
tel le son de l'archet du violon
glissant sur une corde éraillée,

dans ma main une goutte d'eau se déposa,
une larme y gisait en pierre de lune,
se métamorphosait,
avec comme seul reflet,
le triste visage de la lune.

Depuis cette nuit là, je sais que la lune pleure

Sandrine




L’oisillon, porteur de rêves


Il est tombé à mes pieds,
délicatement je l'ai ramassé,
contre ma poitrine je l'ai posé,
je sentais son coeur palpiter,
je voulais le réchauffer,
le garder, le réconforter,
j'eus beau panser ses blessures,
recoller ses ailes,
ses plaies ne cicatrisaient jamais,
chaque jour venait s'ajouter une blessure nouvelle,
chaque jour je le voyais doucement s'éteindre,
ses yeux tristes me regardaient,
avec lui partaient lentement mes rêves.


Puis un jour, sa tête vascilla,
pour toujours il est parti,
je retirai de ses plumes,
entaché de sang,
ce dernier message :
"Adieu ! je pars mais n’oubliez jamais,
vous tous ici bas, vivez vos rêves sans jamais vous retourner".

Et il m'a quitté emportant avec lui,
mes rêves les plus secrets,
c'était mon messager,
mon porteur de rêves.


Sandrine





Un ciel gris,

Le ciel est lourd ce matin,

Les nuages gris forment des poches sous ses yeux immaculés de larmes,

Dame belette courent abriter ses petits,

Monsieur escargot tout engourdi dans sa coquille sort ses antennes pour se rafraichir,

Dame hérisson se met en boule bien qu'elle ne soit pas en colère,

Monsieur le chataîgner tend ses branches et offre ses feuilles à la pluie ;
Dans l'espoir de se grandir un peu plus
sur ses racines, l'air altier,

Et moi, je fais des ronds dans l'eau en attendant de rejoindre mon doux foyer.

Sapho



Mal au dos,

Ma tête bourdonne,   
Mes paupières lourdes  refusent de s'abaisser
Malgré la somnolence silencieuse des environs...

L'écriture parviendra-t-elle à me reposer ?  
Le son familier de la plume sur le papier
Pourrait maintenant me soulager...

Mais je lutte encore au son de quelques accords

Je prends ma guitare même s’il est un peu tard,

Et puis va pour quelques gammes…

Le do est trop gros,

Le ré a rêvé,

Le mi, lui, il rit,

Le fa a mis des bas,

Le sol est couché sur le sol,

Le la est très maladroit,

Le si n’a rien compris,

Et le do a très mal au dos !!

Sandrine



Un bal en Automne,

Accroché à sa branche, la feuille résiste
Mais le vent la désirant, de son souffle insiste.
Avant d'atteindre l'immense tapis rougissant
Que la nature brode avant que l'hiver ne commence
Ses soeurs, tour à tour ont vécu leur dernière danse.

Sous la lumière du soleil changeant
Pour ne pas connaître le même sort
Elle lutte, sans cesse se consacre à l'effort
Pourtant, elle ne verdira pas d'autre printemps.

Elle passe des nuits, des jours, mais la belle s'épuise
Autour de l'arbre son soupirant tourne à sa guise
La caresse, la frôle, tandis qu'elle le méprise,
Mais il s'en moque, il sait qu'elle lui est promise.

Au crépuscule, à bout de force
Elle lâche prise, puis glisse le long de l'écorce
Le vent l'attrape et la fait tournoyer
Au bal de l'Automne, elle ne pouvait séduire
Nul autre cavalier.

Sandrine



Le printemps,

Durant le courant de l’année la seule chose que nous attendons souvent, c’est le printemps…

Le printemps est quelqu’un de très beau,

Car lui seul sait faire chanter les oiseaux…

Le printemps est une personne très gentil,

Puisqu’il dit à l’Hiver que le mauvais temps est fini…

Le printemps est un homme sociable, car grâce à ses amis Lutins,

Dès le petit matin, l’on sourie…

Le printemps est une créature au grand cœur,

Car sur la terre il parsème pleins de jolies fleurs…

Le printemps est exceptionnel,

Puisque le petit caillou nommé Terre, grâce à lui, devient vert…


Sandrine 


 

 

 Les petits lutins...

 

Les petits lutins dans vos jardins,

Egayent vos fleurs de leurs rires et les font frissonner

On les entends chanter et font de vos jardins un paradis de bonne humeur.

Les petits lutins dans vos jardins,

Sont coquins et s’amusent à cacher vos outils avec malice,

Ces petits bonhommes aux visages rayonnant vous fleurissent l’esprit,

De leur passion envers cette nature, ils cueillent de l’harmonie.

Les petits lutins dans vos jardins,

Déposent l’abondance en vos jardins aux multiples senteurs,

C’est le monde magique des elfes qui vous embrassent.

Les petits lutins dans vos jardins,

Ces petits esprits vifs et réactifs embellissent ce printemps de beauté,

Ils vous donnent cette sensibilité devant vos fleurs préférées.

Les petits lutins dans vos jardins,

Si subtiles, sont des êtres joyeux et vous serez touchés par leurs paroles amusées.

Sandrine




Certains disent qu'ils s'ennuient...
 

L'ennui, un mot inventé pour nos contemporains qui sont dépourvus d'imagination,
De courage peut être aussi,

L'ennui, un mot pour légitimer un temps perdu, une énergie gachée,

Pourquoi s'ennuyer quand il y a tant de choses à faire, 
A découvrir, à partager, à sussurer, à suggérer

L'ennui nuit,

Chaque jour est trop court et les nuits sont source de régénérescence pour peindre nos jours
aux couleurs de nos humeurs, de nos états d'âme, de nos inspirations,

Un cadeau de la vie pour "accoucher" de nous même....

Sapho


Tic tac.....

Le temps qui passe,
Le jour qui trépasse.
Les yeux grands ouverts
Fixent un autre univers.

Tic tac
Le silence qui tombe,
L'angoisse qui monte.
Les pupilles éclatées
Cherchent à se poser.

Tic tac
Le vide qui ne bouge plus,
La clé qui s'est perdue.
Les paupières déchiquetées
Jamais ne pourront se refermer.

Tic tac
Le rêve qui s'efface,
Le vide laisse sa trace.
La tête bientôt engourdie
Ne voit pas si tout est fini.

Tic tac
Demain qui ne vient pas,
Cette nuit qui n'en finit pas.
Les pensées complètement ébranlées
Cessent alors de fonctionner.

Tic tac
La réalité qui me fuit,
Le vide qui me remplit.
Le corps totalement abruti
Reste alors bloqué ici.

Sandrine




Les roses blanche...

Rose blanche,
Comme la Vierge immaculée
Tu es d'une immense beauté
Comparable à celle d'un ange.

Tes épines
Deviennent plumes
Lorsque sous la lune
Tu te dessines.

Pas un pétale de trop,
Pas un seul en moins,
Tu es la perfection.

Aucune de tes feuilles
Ne sont abîmées, ni déchirées.

Tes pousses sont magnifiques,
On dirait des ailes
Tellement leur beauté est sans pareil,

Tu es magique !

Tu n'es pas comme ta soeur :
Symbole de passion,
Tu es l’Amour pur et raffiné


Rose blanche,
Tu es l’innocence du secret

Le silence et l’humilité.

Sandrine



Qui suis-je... ?

 Je suis tendre, doux, soyeux ou sensuel,

Je me pose, m'attarde, me dépose,

Parfois furtif, fuyant, hésitant, timide, maladroit, pudique, fougueux ou éffronté,

Je n'ai pas d'âge, ni de patrie, je suis universel,

Je dis bonjour, bonsoir, à demain, à jamais, ou bien je suggère un "je t'aime",

J'émeus, j'intimide, je rends heureux, j'esquisse un sourire, parfois un petit rire gêné,
Je cajôle, j'appaise, je rassure, je console,

Je fais roucouler, voir ronronner, fondre de plaisir ou de désir

Je suis le baiser...


Sapho
 



Une larme lentement roule jusqu'à mon âme meurtrie,
Une onde de Tristesse doucement m'envahi,
Un nuage passe, traîne dans le ciel gris.
L'écran de ma vision s'obscurcit.

Dicton non vrai, papillon de nuit, ennui,
Pourtant c'est le jour et tu volètes sans bruit.
Abeille productrice de nectar, bourdonne, à ton parfum elle s'abandonne.

Perles de rosée coulent sur mes yeux mouillés,
Rien ni personne ne pourront me consoler.
Moral en berne, le jour pour moi n'est pas levé.
Irradiation du soleil, qu'elle est longue cette journée.

Un rien me rappelle, une chanson, une ritournelle,
Tout ce qui était toi, ton rire, mais rien n'est éternel.
Dans l'absolu je divague, et mon coeur s'étreint.
Demain le jour va se lever, lumineux, doucement je m'éteins.

Il fera jour demain,
Aurais-je toujours du chagrin,
Où dans la mienne glissera une petite main.
Pour m'ouvrir l'arc en ciel d'un jour divin


Sandrine


 

Chaque être humain a rêvé un jour d'être un papillon...

Si j'étais un papillon, je laisserais le vent m'emporter en tourbillon,
Doucement en rêvant, j'irais haut dans le ciel pour toucher les nuages du bout de mes ailes,
Je rendrais folles les plus belles fleurs, les narguant avec mes couleurs,
Je les laisserais peut être m'effleurer, pourvu que leurs mains soient tendres,
Peut être pourront elles me caresser, si elles ne peuvent plus attendre,
Et pour que ce moment si doux ne reste pas éphémère,
Nous ferons le serment fou qu'il ne devienne pas chimère.
Si j'étais un papillon, je laisserais comme le vent, me prendre dans un tourbillon..

Sandrine

 



Je te décrocherais les étoiles...

Dormant tout profondément,

Bien enfoncée dans tes rêves les plus lointain,

Ma douce imagination te donne la main.

Tournant et virevoltant dans mon lit

Drôlement gêné par mes terribles insomnies,

Ma conscience ne me laissant aucun repos

Dans ma tête se mélangent plein de mots.

Cherchant à conserver simplement mes idées

Que tu puisses les lire à tête reposée,

Me promenant dans les froidures de ma nuit

Lentement pour toi je commence mes écrits.

Le cœur tout serré en attendant ton réveil,

Avant le jour je chercherais la grande échelle,

Pour pouvoir décrocher l’étoile la plus belle.

Mon cœur fait des boums boums interminable,

En voulant dans tes grands rêves t’accompagner,

Je veux t’offrir le plus merveilleux des cadeaux :

Eclairer ta vie ce qu’il y a de plus beau à mes yeux

Accepte de moi ce très modeste présent.


Sandrine





 

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